Grâce à Darren Barefoot, ami, client et confident de Raincity (qui agit présentement à titre d'ambassadeur de Vancouver à Malte), j'ai assisté à une présentation en magasin diffusée en direct sur le Web, avec salon de clavardage et une phalange d'« experts » prêts à répondre aux questions sur le type de gros écran rutilant que les consommateurs affamés devraient acheter.
Même si l'événement était très sympathique (on a même dû signer des décharges et toute), je ne suis pas dans le marché pour un téléviseur (enfin oui, mais pas pour un gros rutilant à quatre chiffres); toutefois, en tant que marketeur (avec un petit « m »), j'étais très curieux de voir une GROSSE entreprise essayer vraiment de combler le fossé entre les canaux et tactiques de marketing habituels, dictés du haut de la tour d'ivoire, et nous, les blogueurs et baladodiffuseurs qui (il s'avère) avons collectivement tout un auditoire et (je rougis) sommes pertinents.
En effet, l'agence de relations publiques nouveaux médias de Barefoot a été engagée (je présume que ce n'était pas de la charité) pour attirer l'attention sur cette série de conversations éducatives en magasin, et cela nous a donné, à nous les blogueurs et baladodiffuseurs, l'occasion de parler – non pas de téléviseurs –, mais de la façon dont « nous faisons ce que nous faisons » et, ah oui, « qu'est-ce qu'on fait au juste, de toute façon? »
Voici ce que j'ai noté :
En effet, même si une grosse bande de créateurs de médias sociaux s'entasse sur les chaises pliantes, nous faisons tous quelque chose de différent.
Roland filme tout, Rebecca blogue en direct (avec un petit « coup de main » de ma part), Phillip, de l'UBC, esprit interdisciplinaire, est là à mijoter ses réflexions, Buzz Bishop – qui travaille pour un journal papier et une radio hertzienne – fait tourner une caméra sophistiquée (ou est-ce un téléphone?), DKM est là (avec un peu de couleur aux joues, ce qui me laisse croire qu'il pourrait composer une nouvelle chanson un de ces jours), plus quelques autres visages sympathiques et habitués – plusieurs photographes armés de gros objectifs, bien des portables qui cliquètent, et moi qui accapare le micro de Lab with Leo – on dirait que nous faisons, de façon à moitié involontaire, une couverture participative en nous insérant là où nous pouvons.
Alors, même si je ne vais pas acheter un gros téléviseur rutilant, je lèverai ma voix pour célébrer l'équipe de production de médias sociaux de Vancouver, hyper-cool, décentralisée et improvisée.
Et bravo au gros détaillant d'électronique d'avoir osé se tremper l'orteil dans la révolution.
Je vais célébrer en enregistrant un balado sur le côté cool de Vancouver avec Jordan Behan (c'est lui qui regarde vers le ciel à l'émission de Leo) et le Montréalais Marc Laporte.
Ah oui, à propos du « débat »… comme l'a souligné Amber Macarthur, de CommandN, entre autres chapeaux (wow, elle a la chance de côtoyer Will Pate!), lorsqu'on lui a demandé « quelle est la suite » dans le monde de la télé : (je paraphrase) la technologie sophistiquée pour afficher le contenu est là (que vous choisissiez le plasma ou l'ACL), alors la prochaine chose à changer, ce sont les gens qui produisent le contenu et la façon dont il est diffusé. Je suis prêt!
Leo a bien remis en question la légitimité du hockey comme sport (argh), mais il s'est rattrapé en se moquant un peu de Toronto, en saluant les baladodiffuseurs et en parlant du visionnement de vidéos YouTube sur son téléviseur géant dans son « studio-chambre ». Je ne sais pas comment un adulte peut passer autant de temps à jouer avec des gadgets, mais j'imagine que c'est son travail, hein.
MISE À JOUR : Derek a pris des tonnes de photos, lui aussi