Entrevue réalisée par Mark Yuasa
Date de l’entrevue : vendredi 17 décembre 2004
J’ai récemment eu le plaisir de m’entretenir avec Dave Shea, connu pour CSS Zen Garden et Mezzoblue. M. Shea a pris une heure et demie dans son horaire chargé pour me rencontrer une semaine avant Noël. Cette entrevue s’est déroulée dans un Seattle's Best Coffee de la rue Granville, par une journée fraîche et ensoleillée.
Votre entreprise, Bright Creative, a été fondée cette année. Pouvez-vous me dire ce qui vous a mené à fonder Bright Creative?
DS : J’ai commencé dans le domaine vers, c’est un peu flou, mais disons depuis 98-99. Je suis arrivé dans cette ville (Vancouver) en raison d’un ensemble d’intérêts. Avant cela, je faisais beaucoup de programmation et j’avais un petit bagage artistique.
J’ai fini par me rendre compte que le Web était une excellente façon de combiner les deux.
Techniquement, Bright Creative a démarré cette année, au début de 2004. J’ai travaillé sur l’entreprise elle-même, surtout à temps partiel pendant l’année. J’ai aussi écrit un livre entre-temps, et travaillé avec une autre entreprise de Vancouver.
2005 sera la première année où je me consacrerai à Bright Creative à temps plein, à mon compte. C’est encore tout nouveau et j’essaie encore de comprendre ce que je fais. Dans un an, j’aurai une tout autre histoire à raconter.
Quand avez-vous lancé le projet (CSS) Zen Garden?
DS : Les premières réflexions ont commencé à la fin de 2002, probablement en septembre ou en octobre. J’ai trouvé quelques concepts pour faire la permutation de feuilles de style. Ils n’étaient vraiment pas très intéressants. J’étais plus ou moins à l’écart parce que j’étais occupé à d’autres choses à ce moment-là.
Puis, je crois que c’était en mars 2003, le moteur de recherche de Wired, HotBot.com, a organisé un concours où chacun concevait son propre gabarit CSS et pouvait gagner un iPod. Pour faire une histoire courte, j’ai gagné ce concours, mais ils ne voulaient pas me donner l’iPod parce que j’étais Canadien. J’étais tellement fâché, mais… qu’est-ce qu’on peut y faire?
Finalement, ce n’était pas si grave. Ça m’a amené à penser : « Il y a une meilleure façon de faire ça. » Si on veut faire ce genre de truc où « tout le monde soumet un style », il faut le mener comme un projet. Si on le mène comme un concours, il faut le faire correctement. Ils ne l’ont tout simplement pas bien fait. Je me suis dit : « Pourquoi ne pas reprendre le projet sur lequel je travaillais en octobre et le développer? »
Le site Zen Garden lui-même a été lancé le 8 mai 2003, je crois. Ça a été un véritable déluge de soumissions.
MY : J’ai vu la liste des styles. Elle est plutôt longue.
DS : Les feuilles de style ne sont que la moitié de l’histoire. Il y a environ 150 designs officiels à ce jour, et plus de 500 soumissions au total jusqu’ici. Si on retire ceux qui n’ont pas été retenus pour le site, pour une raison ou une autre, et les gens qui en ont soumis plus d’un, je dirais qu’on compte probablement 500 personnes qui ont soumis un design, ou plus! Ça vient de partout dans le monde, de tous les continents et de nombreux pays.
Depuis, il a commencé à apparaître dans des livres et des magazines. Ça a donc été une année et demie vraiment folle.
La qualité des soumissions s’améliore, tout comme les effets utilisés en général… ça ne cesse de s’améliorer.
J’en ai ajouté deux (1, 2) l’autre jour, soumis par un jeune de 14 ans de Singapour; ils sont absolument incroyables. Ce genre de travail me fait dire : « J’aimerais être capable de faire ça! » Voir la barre s’élever ainsi, c’est incroyable et gratifiant.
MY : Méfiez-vous de ces jeunes de 14 ans!
Fin de la partie I. Revenez bientôt pour la suite de l’entrevue de Raincity Studios avec Dave Shea.