Le mobile d'abord : bâtir le site touristique pour le téléphone

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Points clés

  • Testez votre site sur le téléphone le moins coûteux de vos clients, avec une connexion mobile réelle.
  • Placez le numéro de téléphone et le bouton de réservation sur le premier écran.
  • Un seul site adaptatif est préférable à un site m. séparé qu'il faut maintenir à jour.

Prenons l'exemple d'un plongeur, sur un quai, qui tente de réserver la sortie du lendemain sur son téléphone. Il n'a qu'une barre de 3G. Le site du centre de plongée charge un énorme bandeau Flash, puis une mise en page conçue pour ordinateur, réduite à la taille d'une boîte d'allumettes. Il abandonne.

Dans le meilleur des cas, le centre se trouve à proximité et il s'y rend pour se renseigner. La plupart des voyageurs dans sa situation choisissent simplement un autre exploitant dont le site fonctionne.

Cette situation est observée constamment autour des centres de plongée en Thaïlande. C'est pourquoi nous considérons que le téléphone devrait être l'écran principal de tout site touristique. Pas le deuxième écran : le principal. Certains professionnels du Web ont déjà nommé cette approche. Luke Wroblewski écrit sur le « mobile first » depuis 2009. Dans les petites entreprises touristiques, toutefois, l'expression demeure inconnue. Elles ont simplement des clients sur leur téléphone et des sites qui ne s'y affichent pas correctement.

Pourquoi les sites touristiques ont-ils besoin d'une version mobile dès maintenant?

Les visiteurs du site d'un centre de plongée ou d'une guesthouse sont surtout des personnes déjà en voyage. Elles n'ont pas d'ordinateur de bureau avec elles. Certaines ont un portable à leur chambre. Presque toutes ont un téléphone, et la proportion de téléphones intelligents augmente chaque mois.

Leurs connexions sont aussi de mauvaise qualité : le Wi-Fi de l'hôtel, des données en itinérance qu'elles hésitent à utiliser en raison de la facture, ou une carte SIM locale avec quelques centaines de mégaoctets.

Le profil de l'utilisateur réel est donc clair : une personne debout, l'écran au soleil, une main libre, un signal faible, à la recherche d'une seule information. Il s'agit habituellement d'un prix, d'une heure ou d'un numéro de téléphone.

La plupart des sites sont conçus pour une personne assise à un bureau avec une connexion haute vitesse. Cet écart représente une occasion importante, que presque aucune entreprise touristique ne saisit.

Faut-il choisir un site adaptatif ou un site m. séparé?

Il existe actuellement deux façons de gérer l'affichage sur téléphone.

La première est un site mobile séparé : une deuxième version allégée, hébergée à m.votresite.com, ou une extension WordPress qui remplace le thème par un thème mobile lorsqu'elle détecte un téléphone. La mise en place est rapide, mais l'entreprise se retrouve avec deux sites. Le contenu est mis à jour sur l'un et oublié sur l'autre. Les liens partagés depuis un téléphone ouvrent la version mobile sur un ordinateur. La détection commet des erreurs. Pour une petite entreprise sans ressource Web, l'entretien devient complexe.

La seconde est le design adaptatif (responsive). Ethan Marcotte l'a nommé il y a presque exactement un an, en mai 2010, dans un article d'A List Apart : un seul site, avec une grille flexible, des images flexibles et des requêtes média CSS, pour que la mise en page s'ajuste à l'écran. L'article de Marcotte sur le Responsive Web Design (en anglais) est court, clair, et constitue la meilleure référence sur le sujet.

Pour une petite entreprise touristique, nous recommandons l'approche adaptative chaque fois que c'est possible : un seul site, un seul contenu, une seule mise à jour. Elle exige plus de travail à la conception, car la plupart des thèmes WordPress n'ont pas été pensés pour elle et une bonne partie du CSS doit être réécrite. L'entretien, en revanche, est beaucoup plus simple. Tout indique que d'ici quelques années, les sites m. séparés apparaîtront comme une solution transitoire.

Qu'exige une mise en page mobile sur WordPress?

Rien de complexe. Il s'agit surtout de retirer des éléments.

  • Ajouter la balise méta viewport, pour que les téléphones n'affichent pas la page à la largeur d'un écran d'ordinateur en la réduisant.
  • Éliminer Flash, qui ne fonctionne pas du tout sur iPhone ni sur iPad.
  • Redimensionner et compresser chaque image. Une photo d'en-tête de 2 Mo en 3G empêche le site de se charger.
  • Réduire le menu. Six éléments en haut deviennent une courte liste ou un seul bouton.
  • Disposer le contenu en une seule colonne sur les petits écrans, dans l'ordre où l'utilisateur en a réellement besoin.

Pourquoi placer le numéro de téléphone et le bouton de réservation sur le premier écran?

C'est le changement le plus important. Sur un téléphone, le premier écran est déterminant. Si le numéro de téléphone ou le bouton « réserver » se trouve trois défilements plus bas, de nombreux visiteurs ne le verront jamais.

Le numéro se place donc en haut, sous forme de lien qui ouvre directement le composeur, avec le bouton de réservation juste en dessous. Le reste peut suivre.

Certains propriétaires hésitent parce que le résultat est moins élégant sur ordinateur. La démonstration la plus efficace consiste à leur remettre un téléphone affichant leur site actuel et à leur demander d'y trouver le numéro. La question est généralement réglée.

Sur quel téléphone faut-il tester un site?

Sur le téléphone le moins coûteux que vos clients ont en poche. Les développeurs testent habituellement sur leur propre appareil, souvent un téléphone récent et coûteux, branché sur un Wi-Fi rapide. Ce test apporte peu d'information.

Ici, les téléphones réellement utilisés sont des Android d'entrée de gamme, des BlackBerry et d'anciens Nokia, en 3G réelle, à l'extérieur. Des pages qui semblent correctes sur le Wi-Fi du bureau deviennent difficiles à utiliser : caractères trop petits, boutons trop rapprochés pour un pouce, images qui tardent à s'afficher. Nous recommandons d'emprunter le téléphone le moins coûteux possible et de consulter votre site à l'extérieur. Le résultat est souvent révélateur.

Il en va de même pour toute petite entreprise au Canada. La personne qui cherche une location de motoneige un samedi matin n'a pas nécessairement un iPhone récent en main, et le signal sur de nombreuses routes de campagne est faible. Un site conçu pour cette personne fonctionnera pour tous.

Quelle évolution faut-il prévoir?

Tout indique que d'ici quelques années, le site d'une petite entreprise touristique sera davantage consulté sur téléphone que sur ordinateur, peut-être plus tôt encore là où les clients sont déjà en déplacement. Il est également probable que Google commence à en tenir compte. Un moteur de recherche qui dirige les gens vers des pages illisibles sur l'appareil qu'ils ont en main fournit de mauvaises réponses, ce que Google cherche constamment à éviter.

Si votre site est difficile à utiliser sur un téléphone, comme c'est le cas de la plupart, une refonte de site Web pensée d'abord pour le petit écran est vraisemblablement le meilleur investissement en ligne qu'une entreprise touristique puisse faire cette année. Il ne s'agit pas de créer un deuxième site, mais de repenser le site existant.

Le plongeur sur le quai, avec une seule barre de 3G, représente l'utilisateur réel. C'est pour lui que le site doit être conçu.

Votre entreprise mérite d'être trouvée.

Parlez-nous de votre projet. Nous vous répondons en français ou en anglais, et nous nous déplaçons partout dans la MRC de Papineau.

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