L'indexation mobile d'abord s'en vient

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Points clés

  • La version téléphone et la version ordinateur doivent présenter le même contenu.
  • Les données structurées doivent aussi figurer sur les pages mobiles, et non seulement sur le gabarit pour ordinateur.
  • Les onglets et les accordéons sont acceptables, à condition que le contenu soit réellement dans la page.

Presque toutes les réservations de notre centre de plongée à Nusa Ceningan commencent sur un téléphone. Les clients planifient leur voyage sur un téléphone, comparent les centres de plongée sur un téléphone et nous écrivent au sujet de la plongée du lendemain en consultant un site à bord du bateau rapide en provenance de Sanur. Depuis l'ouverture de Ceningan Divers, il y a un an et demi, nous avons rarement, sinon jamais, vu un client utiliser un ordinateur portable pour trouver l'entreprise.

Lorsque Google a annoncé en novembre qu'il commençait à tester l'indexation prioritaire de la version mobile des sites, le changement semblait attendu depuis longtemps. Un examen de ce que bien des sites touristiques affichent réellement sur un téléphone révèle toutefois un motif de préoccupation réel.

Qu'a annoncé Google au sujet de l'indexation mobile d'abord?

Qu'il utilisera la version mobile d'une page comme version principale pour l'indexation et le classement. À l'heure actuelle, Google explore et classe un site à partir de sa version pour ordinateur, la version mobile jouant un rôle secondaire. Si une page pour ordinateur présente une longue description de cours et que la page mobile n'affiche que trois lignes et un bouton « réserver », Google évalue encore l'entreprise sur la version longue.

L'annonce inverse cette logique. Le contenu absent de la version téléphone deviendra en pratique invisible pour Google.

Le changement ne se fera pas du jour au lendemain. Google parle d'une série d'expériences et affirme qu'il procédera avec prudence, et personne à l'extérieur de Google ne connaît la durée de la transition. Les estimations vont de quelques semaines à un an ou deux. Le déploiement sera vraisemblablement plus lent que ne le laisse croire l'inquiétude sur les forums de référencement, mais nous ne recommandons pas d'attendre pour le vérifier.

Quel est le problème de nombreux sites mobiles?

Le contenu manquant. Bien des sites touristiques, y compris ceux des centres de plongée, présentent actuellement ce problème.

Plusieurs ont été conçus il y a quatre ou cinq ans, à une époque où un « site mobile » désignait souvent une version distincte et allégée, parfois à une adresse différente (le montage en « m. »), parfois un thème qui masque la moitié de la page sous une certaine largeur d'écran parce que le designer la jugeait encombrée. Dans les deux cas, la version téléphone est un résumé. Les prix sont absents, tout comme le détail des cours et la section des avis. La longue page qui décrit les sites de plongée se réduit à une photo et une phrase.

Ces choix n'ont pas été faits par négligence. On supposait que les utilisateurs de téléphone en voulaient moins : de l'information rapide, un numéro de téléphone et une carte. C'était peut-être vrai autrefois; ce ne l'est plus. Les gens planifient maintenant tout leur voyage sur un téléphone, lisent chaque détail du cours PADI Open Water et comparent les prix de trois centres sur la même île. Ils veulent plus d'information, et non moins.

Et Google s'apprête à lire la version allégée.

Les sites adaptatifs sont-ils touchés?

En général, non. Un site adaptatif (responsive) utilise le même HTML, qui se réorganise simplement sur un écran plus petit; le contenu et la page sont donc identiques. La plupart des thèmes Drupal et WordPress bien conçus ont adopté cette approche depuis un certain temps, et elle porte maintenant ses fruits sans travail supplémentaire.

Les problèmes concernent les sites mobiles distincts et les thèmes qui utilisent du CSS ou des scripts pour retirer du contenu sur les petits écrans.

Que faut-il vérifier sur un site mobile ce mois-ci?

Un outil d'audit spécialisé n'est pas nécessaire; un téléphone et un ordinateur portable suffisent.

  1. Ouvrir une page sur ordinateur et la même page sur un téléphone, puis faire défiler les deux jusqu'en bas.
  2. Vérifier que chaque élément de texte de la page pour ordinateur figure aussi sur la page mobile : les prix, le contenu des cours, la FAQ, l'adresse et les heures d'ouverture.
  3. Confirmer que les images sont présentes, avec le même texte alternatif.
  4. Si le site utilise des données structurées (balisage schema pour l'entreprise, les avis ou les événements), confirmer qu'elles figurent aussi dans la version mobile. Sur les sites en « m. », ce n'est souvent pas le cas, parce qu'elles n'ont été ajoutées qu'au gabarit pour ordinateur.
  5. Vérifier que les titres de page et les métadescriptions sont identiques, ou du moins de qualité équivalente.

Le dernier point est souvent négligé. Certains sites mobiles distincts utilisent le même titre générique sur chaque page, composé uniquement du nom de l'entreprise. Cela n'avait aucune conséquence tant que Google ignorait la page mobile; ce ne sera plus le cas.

Les onglets et les accordéons réduisent-ils la valeur du contenu?

Pas avec l'indexation mobile d'abord, à condition que le contenu soit dans la page. C'est la question la plus souvent posée. Pendant des années, les recommandations en référencement voulaient que le contenu masqué derrière un onglet ou un bouton « lire la suite » ait moins de poids, selon le raisonnement qu'un contenu important serait affiché. Sur un téléphone, toutefois, les accordéons sont pratiquement indispensables; personne ne souhaite faire défiler douze écrans de description de cours.

Des représentants de Google ont affirmé publiquement qu'avec l'indexation mobile d'abord, le contenu des onglets et des accordéons aura tout son poids, à condition d'être réellement présent dans la page. Cette condition est essentielle. Un contenu masqué derrière un toucher est acceptable. Un contenu qui n'est pas chargé du tout, ou qu'un script ne récupère qu'après un toucher, relève d'une autre situation : Google doit pouvoir le voir dans la page qu'il affiche.

La règle est donc simple : le contenu peut être replié, mais il ne doit pas être supprimé.

Quels autres changements mobiles exigent une attention immédiate?

Les fenêtres surgissantes intrusives et la vitesse des pages. L'indexation mobile d'abord n'est pas le seul changement en cours. Depuis le 10 janvier, ce mois-ci, Google abaisse le classement des pages mobiles qui affichent une grande fenêtre surgissante intrusive dès qu'un visiteur arrive d'une recherche, un changement annoncé en août dernier. Chaque invitation plein écran à s'abonner à une infolettre sur un téléphone constitue désormais un problème de classement, et non un simple irritant. Une petite bannière est acceptable; un écran complet qui bloque la lecture ne l'est pas.

La vitesse compte aussi. Bien des plongeurs consultent les sites sur le wifi d'un hôtel ou sur un signal 3G instable à bord d'un bateau. Une page d'accueil dotée d'un grand carrousel de dix photos non compressées les perdra bien avant que Google ne porte un jugement.

Les sites qui ne sont pas encore inscrits à la Search Console devraient l'être. Le rapport d'ergonomie mobile indique les pages que Google juge déjà problématiques sur téléphone, et le test d'optimisation mobile de Google évalue une adresse en une minute environ. Aucun de ces outils ne détecte toutefois le contenu manquant; pour cela, le test de défilement demeure nécessaire.

Quel effet les petites entreprises doivent-elles prévoir?

Pour la plupart des petites entreprises, le changement de classement lui-même sera probablement moins important que l'attention qu'il suscite. Les sites les plus touchés seront ceux qui conservent un montage en « m. » déficient sans intervenir.

Le principal avantage est indirect. Appliquer la liste de vérification ci-dessus et corriger les problèmes relevés produit de meilleures pages sur téléphone, et de meilleures pages sur téléphone entraînent davantage de réservations. Cet avantage est indépendant de Google et s'applique que le déploiement ait lieu le mois prochain ou dans deux ans.

Google a publié sa propre explication de ses exigences, son guide sur l'indexation mobile d'abord : le même contenu, les mêmes données structurées, les mêmes métadonnées et des images qui se chargent. Nous recommandons de le lire en parallèle avec le test de défilement.

Des lacunes importantes, ou un ancien site mobile distinct, indiquent généralement que le site a besoin d'une véritable refonte plutôt que d'une correction ponctuelle. Une analyse de référencement technique repère les autres problèmes, comme les ressources bloquées et le contenu à chargement différé que Google ne peut pas voir.

Les clients consultent déjà les sites Web sur leur téléphone. Google s'adapte à cette réalité.

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